Mali: les candidats à l’émigration tentent toujours, malgré les risques Reviewed by Momizat on . La mort probable en Méditerranée de plus de 400 migrants qui tentaient de rejoindre l’Italie depuis la Libye met, une nouvelle fois, en lumière le pari parfois La mort probable en Méditerranée de plus de 400 migrants qui tentaient de rejoindre l’Italie depuis la Libye met, une nouvelle fois, en lumière le pari parfois Rating: 0

Mali: les candidats à l’émigration tentent toujours, malgré les risques

migranLa mort probable en Méditerranée de plus de 400 migrants qui tentaient de rejoindre l’Italie depuis la Libye met, une nouvelle fois, en lumière le pari parfois mortel que prennent des milliers de candidats au départ. Au Mali, l’un des pays de départ de ces migrants, Alassane Dicko, de l’Association malienne des expulsés, explique les motivations de ceux qui risquent leur vie dans l’espoir d’un avenir meilleur.

Parmi les pays d’origine des migrants qui traversent la Méditerranée, il y a le Mali. Selon l’Association malienne des expulsés, au moins 5 à 600 Maliens tentent chaque année le voyage dans des conditions abominables, espérant rejoindre clandestinement l’Europe. Ils rejoignent les autres migrants d’Afrique subsaharienne en Libye, où ils embarquent sur des bateaux surchargés et de mauvaise qualité.

« Les migrants sont à la recherche d’opportunités. Il y a les risques, mais ils voient plutôt l’opportunité, décrit Alassane Dicko, de l’Association malienne des expulsés. Ils se disent que la Libye va être en reconstruction, que l’on y trouve facilement du travail, même si c’est vrai qu’il y a des troubles armés, que c’est encore un peu le chaos. » Et pour le président de l’Association malienne des expulsés, les départs organisés sur les côtes libyennes le sont « en lien avec, soit les groupes armés, soit les autorités locales de la région. »

Un voyage coûteux et dangeureux

Pour tenter la traversée, chaque candidat doit débourser au moins un millier d’euros. Avant cela, les migrants qui partent du Mali ou transitent par ce pays déboursent une somme équivalente pour arriver jusqu’aux côtes libyennes. Un voyage coûteux, et dangereux.

« Il y en a qui ne supportent pas la température. Il y en a qui restent au bord de la route. Ça, c’est clair. Et les trafiquants, ils ne prennent pas le temps de s’arrêter et de reprendre quelqu’un qui est tombé… », raconte Alassane Dicko. « Dans le désert, souvent, les véhicules tombent en panne, ils font deux jours quelque part sur les dunes, cachés. Il y a le manque d’eau, il y a le manque de nourriture. Et souvent, il y en a qui veulent faire les cent pas ou faire leurs besoins et ils se perdent. C’est très fréquent dans le désert. »

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