Conakry : l’absence de toilettes publiques, une autre source de pollution Reviewed by Momizat on . Partant de certaines réalités, Conakry  ne répond pas aux normes d’une capitale digne de ce nom. Pour preuve, il n’est pas aisée de voir  des toilettes à usage Partant de certaines réalités, Conakry  ne répond pas aux normes d’une capitale digne de ce nom. Pour preuve, il n’est pas aisée de voir  des toilettes à usage Rating: 0

Conakry : l’absence de toilettes publiques, une autre source de pollution

urinerPartant de certaines réalités, Conakry  ne répond pas aux normes d’une capitale digne de ce nom. Pour preuve, il n’est pas aisée de voir  des toilettes à usage public en cas de nécessité. Aujourd’hui, bon nombre de citoyens se demandent quand le gouvernement va y songer à la construction de latrines publiques.

Dans chaque coin de la rue, nous remarquons assez de personnes qui cherchent quelque part où se mettre à l’aise, par manque de latrines publiques. Selon quelques citoyens rencontrés, la population n’a pas le choix, s’il y avait des lieux propices, aucun n’allait se cacher derrière les murs d’une cour  ou autres ‘’couvertures’’ pour se satisfaire.

A l’image de plusieurs autres jeunes de Conakry, Fodéba Camara  s’est dit désemparer du fait qu’il n’ya pas de toilette publiques dans une capitale comme Conakry. « Vous ne pouvez évaluer l’ampleur de ce problème que lorsque le besoin de se mettre à l’aise vous gagne. Le Ramadan passé, j’ai eu des maux de ventre à Dixinn  terrasse.  J’étais obligé de multiplier les pas pour rejoindre la Pharmacie centrale de Guinée où j’ai un ami pour me sauver », s’est-il rappelé.

Mariama Barry a été aussi  victime. « Moi, c’est le samedi dernier où je n’ai pas eu honte de me rendre dans la cour  de la mosquée située au carrefour Hamdallaye pour demander à un muezzin de me passer  la clé de la douche pour me mettre à l’aise. C’est pourquoi, chaque fois que j’ai des maux de ventre, si je suis à la maison, je ne sors pas.  Parce que pas de toilette publiques. Une fois au dehors c’est un grand risque si quelqu’un  a envie de se mettre à l’aise. C’est pourquoi,certains urinent partout  sans penser aux conséquences néfastes de la santé  », a-t-elle confié.

En plus, dans la plupart des Ministères du pays, les latrines manquent d’entretien ou sont souvent fermées. Et, dans certaines communes, on demande aux visiteurs de payer 500 à1000GNF pour  se mettre à l’aise.

Il faut le rappeler que tout récemment le gouvernement a engagé encore des campagnes de déguerpissement des chaussées et autres occupations anarchiques de la ville mais beaucoup reste à faire pour rendre cette capitale  plus attrayante. Quand on sait que Conakry a été  désignée capitale mondiale du livre en 2017 et le pays s’est aussi porté candidat pour l’organisation de la coupe d’Afrique des nations 2023.

    Mouctar Diallo  pour conakryplanete.info

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