Guinée : des cardiaques partagés entre souffrance et détresse ! Reviewed by Momizat on . A la suite des complicités du traitement des maladies cardiovasculaires, votre reporter  est allé à la rencontre de certains patients qui n’ont pas manqué d’exp A la suite des complicités du traitement des maladies cardiovasculaires, votre reporter  est allé à la rencontre de certains patients qui n’ont pas manqué d’exp Rating: 0

Guinée : des cardiaques partagés entre souffrance et détresse !

cardiakA la suite des complicités du traitement des maladies cardiovasculaires, votre reporter  est allé à la rencontre de certains patients qui n’ont pas manqué d’exprimer les difficultés qu’ils ont avec cette maladie du cœur.

Abdoul Sow, âgé de 52ans est cardiaque depuis maintenant six ans et dit de ne pas savoir comment il a eu cette maladie. « Je suis cardiaque. Je viens chaque deux ou trois semaine pour me faire consulter. C’est une maladie qui m’est arrivée comme ça.  Je me suis levé un jour et j’ai senti trop de fatigue avec des maux de tête accompagnés de vertiges. Le  traitement est à suivre régulièrement et à vie.  Depuis que j’ai eu cette maladie, il m’est interdit de manger le sel, de l’huile, les maggis, des œufs,… les sauces qui produisent trop d’huile. En plus de la souffrance, les médicaments coûtent extrêmement     chers.»

Hadja Tiguidanké Diaby, mère et  fonctionnaire est  aussi cardiaque. Elle  dit que cette maladie a plongé sa famille dans une grande impasse. « J’avais la tension que je traitais des années. C’est ainsi, un jour, mon médecin traitant m’a ordonné de faire encore le bilan général. Ce dernier examen a révélé que je suis cardiaque .ça m’a vraiment bouleversé  et ça accentué mon malheur. J’avais des problèmes pour traiter la tension et c’est une autre maladie, plus grave qui m’attaque encore. Le 16 de ce mois, on m’a prescrit  une ordonnance de trois produits et qui coûtent à 1 580 000 FG. J’avais fini d’utiliser mon salaire, j’attendais qu’on me paie pour trouver les produits. Et, aujourd’hui, malheureusement encore,  nous n’avons  pas dormis hier, mon mari a aussi eu mal au cœur. C’est pourquoi  nous sommes là. C’est difficile. J’ai pas deux millions par mois et mon mari ne travaille pas, toutes  nos dépenses, c’est dans ce maigre salaire. Seul Dieu pourra nous aider pour nous en sortir vraiment », a-t-confié.

 Pour  Mariama Baillo Sow , les 20 ans révolus,  elle a cette maladie depuis qu’elle faisait le collège. « Je passe en 3e année médecine mais je crains vraiment si je pourrais continuer jusqu’au bout avec cette maladie. Je suis régulièrement mon traitement mais tout dernièrement, mon médecin m’a dit qui je dois suivre une  opération  à l’extérieur de la Guinée. J’attends si Dieu me protège jusqu’à  ce que je finisse mes études, j’irais le faire. Dans  le cas contraire, pas  d’autre  moyen.» 

Sous Anonymat, cette autre femme mariée, nous dit qu’elle est très déçue du fait qu’elle a perdu son foyer à cause de cette maladie. « Mon mari, après six ans de mariage, je suis devenue cardiaque. Faible  et après plusieurs mois de traitement sans résultat positif,  il m’a dit ouvertement qu’il  préfère que je parte au village à côté de sa maman ou  ses parents.  C’est vrai, que je suis malade mais malgré tout, j’arrive à travailler et je suis payée. Il a exigé que je parte au village juste pour me dire qu’il est fatigué de moi. Je suis chez mon oncle actuellement depuis deux mois maintenant avec son enfant. Il ne m’a jamais appelé encore. Mais, pour moi, l’essentiel, c’est que Dieu me redonne ma santé et on verra la suite », prie  cette femme en détresse.

   Souadou Diallo

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