Guinée : le poisson un luxe pour la ménagère Reviewed by Momizat on . Actuellement, gagner du poisson sur les marchés est un autre calvaire que tentent de surmonter la guinéenne. Dire que le marché est cher, est devenu une chanson Actuellement, gagner du poisson sur les marchés est un autre calvaire que tentent de surmonter la guinéenne. Dire que le marché est cher, est devenu une chanson Rating: 0

Guinée : le poisson un luxe pour la ménagère

poisonActuellement, gagner du poisson sur les marchés est un autre calvaire que tentent de surmonter la guinéenne. Dire que le marché est cher, est devenu une chanson  pour nos ménagères.  Pis,  en cette saison pluvieuse, le poisson est réservé à la grande classe, aux  riches.

Madame Mariama Bah, ménagère et résidente au quartier de Kaporo, soutient qu’à chaque saison pluvieuse, les poissons deviennent très chers. « Les poissons (bologuis) qui on achetait 4 pour 5000 GNF, se négocient aujourd’hui à 1 pour 4000 voire 5000 GNF. Je pars au marché après chaque deux jours, mais ce n’est pas du tout facile, les prix des poissons ne vont que grimper. C’est pourquoi, je préfère acheter un kilo de poulet à 20 000GNF au lieu de payer un poisson à 35 000 GNF. Mes enfants réclament toujours les boulettes en poissons mais je suis désolée pour le moment.

Le gouvernement doit nous aider, on souffre vraiment », explique-t-elle.

Les difficultés, sont devenues une chose commune pour ces femmes. Pour Madame Kéita Fatoumata, comme son mari aime  les poissons, elle est obligée d’en acheter les poissons pour préparer la sauce et  autres petits du soir.

Mama adama Camara vendeuse de poissons à kipé marché dans la commune de Ratoma  et mère de 7 enfants, dit être  découragée de ce qui se passe. « Je suis déçue de vendre les poisons parce qu’ils coûtent très chers. Avant, on prenait le cardon de poissons à 25 000 GNF et depuis le début la saison pluvieuse, le cardon de poissons est vendu à 35 000GNF voire 400 000GNF et on ne gagne pas beaucoup de bénéfices. C’est pourquoi, je préfère aller prendre les poissons en casier au port de Bonfi  ou je gagne un peu.  Bien que les prix ont grimpé aussi de 15 000GNF à 20 000GNF, je m’en sorte mieux » dit-elle.

De son côté, Mamadouba Bangoura, pécheur au port de kapora, marié à deux femmes et père de 8 enfants, confie bien qu’ayant deux pirogues à son compte, il traverse aussi des moments très difficile. «  Je soufre  vraiment à l’heure-là avec la saison pluvieuse. Il pleut abondamment  et le vent souffle trop, c’est fatigant. Je gagne peu de poissons pendant la saison pluvieuse. La semaine dernière, J’ai perdu une de mes pirogues, mes filets, mes bidons d’huile et beaucoup d’autres choses tellement qu’il pleuvait. Je  voulais même me reposer, mais comment nourrir ma famille ? C’est dans ça que je fais ma vie », laisse-t-il entendre

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