Kabinet Cissé, Directeur exécutif du CECIDE parle de la gestion des ressources naturelles en Guinée Reviewed by Momizat on . A la suite de la tenue du 5e Forum social Ouest africain  à Conakry, Kabinet Cissé, Directeur exécutif du Centre du commerce international pour le développement A la suite de la tenue du 5e Forum social Ouest africain  à Conakry, Kabinet Cissé, Directeur exécutif du Centre du commerce international pour le développement Rating: 0

Kabinet Cissé, Directeur exécutif du CECIDE parle de la gestion des ressources naturelles en Guinée

kabinetA la suite de la tenue du 5e Forum social Ouest africain  à Conakry, Kabinet Cissé, Directeur exécutif du Centre du commerce international pour le développement (CECIDE) et membre du Comité d’organisation dudit Forum a accordé à notre rédaction un entretien sur une des thématiques abordée qui est  la  gestion des ressources naturelles.

Selon Monsieur Cissé le thème a été  inscrit dans l’activité du forum pour deux raisons : « premièrement, nous avons beaucoup de pays africains qui ont accès leurs interventions ou leurs aides de développement ou stratégie de développement sur les ressources minières. Deuxième raison, c’est que l’exploitation des ressources a produit ou produit beaucoup de conséquences.    Notamment sur le plan social mais aussi sur le plan environnemental. Autrement dit, les mines laissent des empruntes sur les populations, sur l’environnement, sur la culture voire sur le tourisme. Pour nous, la population, dans leur majorité dépendent des terres. C’est pourquoi, il y’a  un lien forcement entre  les ressources qui sont la terre mais aussi les ressources minières. Parce que pour pouvoir prendre  les minerais qui sont souterrains, il faut détruire la végétation, la terre. Conséquence, des populations qui finalement restées sans activité. C’est pour dire que les mines sont entraine d’engloutirent  les terres agricoles de plus en plus», a-t-il expliqué.

Pour le Directeur exécutif du CECIDE, la société civile est là pour interpeller et, pour parler d’interpellation, il faut comprendre ce qui se passe. « La société civile comme  en Guinée ou ailleurs est entrain de s’organiser pour prendre en charge les questions minières. Parce que  tout simplement, nous avons des populations qui n’ont que leurs âmes pour pleurer face à des multinationales qui sont très puissantes et qui sont entrain de dominer nos Etats. Ce sont des grandes compagnies dont les chiffres affaires sont importants que le budget d’un Etat. Si je cite le projet Rio Tinto, qu’est ce qu’on n’avait pas dit en Guinée et quel  espoir, ça n’a pas crée ?  Ça veut dire si c’est vrai que les mines affectent de manière négative les populations, il va de soit que la société civile puisse s’intéresser à ses populations. Notre rôle, c’est ça.  C’est-à-dire comment accompagner ces populations qui sont affectées de rende dans leurs droits mais aussi que justice soit faite. Et, pour ça, il faut travailler à la fois avec tous les acteurs, l’Etat, les sociétés minières et les comités qui sont victimes », a-t-il noté.

Revenant sur les efforts fournis par l’Etat dans le cadre de la protection des populations, il a confié qu’il y’a des efforts qui sont entrain d’être faits par certain Etats. « Je peux citer la Guinée qui s’est dotée d’un nouveau code en 2011 qui traite les questions de développement communautaires, de protection d’environnement.   Mais pour nous, acteurs de la société civile, ce n’est pas suffisant.  Parce que leur mise en œuvre est problématique, il n’y’a pas un bon suivi. Les Etats n’ont pas les capacités de suivre l’application de ces textes face aux  grandes multinationales. Ce pourquoi, parfois on a l’impression de tirer la conclusion que rien n’est entrain d’être fait. Hors, l’Etat fait son mieux mais avec beaucoup de difficultés à la fois sur le plan des ressources humaines qui sont pas souvent comptables aux experts que les compagnes engagent avec beaucoup de millions de dollars . En plus, nous avons aussi, une population qui est souvent analphabète.  Des populations qui connaissent peu leurs droits. C’est là aussi que la société civile doit jouer son rôle. Non seulement pour accompagner ces populations à comprendre leurs droits mais qu’elles puissent aussi réclamer», a-t-il rassuré enfin.

Mouctar Diallo  

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