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Le temps d’un examen de conscience pour la presse guinéenne

Ibrahima-Sory-Bah-dit-MarcoLa démocratie est une valeur universelle réclamée par l’ensemble des Guinéens, indépendamment de leurs positions sociales, leurs professions, leurs obédiences politiques, leurs lieux d’habitations ou leurs ethnies…pour que leur pays, la Guinée, amorce désormais, comme cela se doit, le tournant décisif pour un développement rapide et harmonieux.

En sa qualité de quatrième pouvoir, la presse apparait comme un gage certain, pour l’atteinte de tous ces objectifs. Seul hic, c’est que les journalistes guinéens, notamment, ceux de la dernière génération, ne font pas bonne presse. Et, pour cause ? Il se trouve que la plupart des pratiquants de ce métier ont appris sur le tas. Mieux, la profession est minée, par la présence en son sein des intrus, des hors–la-loi, qui croient pouvoir faire fortune dans la délation et la désinformation, en défiant tous les principes qui régissent le journalisme.

Ce n’est donc pas pour un simple fait de hasard que l’on retrouve dans les medias, notamment, dans la presse en ligne et les journaux de la place, des actes de bassesse les plus absurdes. Pour ces raisons et pour bien d’autres, le milieu de la presse guinéenne, tels les caniveaux de la ville-poubelle de Conakry, mérite d’être assainie.  Ce qui nécessite évidemment un travail de fond auquel doit s’atteler tout bon journaliste Guinéen soucieux de redorer le blason de cette profession, avant qu’il ne soit trop tard.  En faisant en sorte que des gens qui veulent utiliser leur métier comme ascenseur pour accéder à des échelles socio-administratives soient dénichés  et à jamais bannis de leur rang, à travers une autorégulation rationnelle.

Les hommes de media ne doivent  pas continuer à exiger des politiques un changement de comportement, quand leur milieu à eux se trouve pourri et d’une puanteur exécrable.

En prélude au congrès électif annoncé de l’Association Guinéenne des Editeurs de la Presse Indépendante, AGEPI, des jalons doivent être posés, pour que ce ne soit une autre occasion perdue.

En effet, des dispositions draconiennes doivent être envisagées pour que l’AGEPI renoue avec sa réputation d’antan d’organe responsable et crédible de patron de presse. Cela commence par le remplacement systématique des hommes qui la dirigent actuellement par d’autres bien plus crédibles et ne souffrant d’aucun problème de légitimité. Le changement, c’est maintenant ? Les éditeurs de presse, à n’en pas douter, en sont conscients.  Il faut que leur AGEPI, notre AGEPI revienne à la normale avec un bureau crédible et qui puisse défendre leurs intérêts pour le renouveau de presse écrite en Guinée.

Marco Ibrahim

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