Mutilations génitales en Guinée : le taux moyen de prévalence est de 97% chez les filles/femmes de 15 à 49 ans Reviewed by Momizat on . Ce mercredi, 3 août 2016 à Conakry, le Premier Ministre, Chef du Gouvernement, Mamady Youla a officiellement lancé  la campagne nationale pour l’abandon des mut Ce mercredi, 3 août 2016 à Conakry, le Premier Ministre, Chef du Gouvernement, Mamady Youla a officiellement lancé  la campagne nationale pour l’abandon des mut Rating: 0

Mutilations génitales en Guinée : le taux moyen de prévalence est de 97% chez les filles/femmes de 15 à 49 ans

photo conCe mercredi, 3 août 2016 à Conakry, le Premier Ministre, Chef du Gouvernement, Mamady Youla a officiellement lancé  la campagne nationale pour l’abandon des mutilations génitales féminines. C’était en présence de la Ministre de l’Action sociale, de la promotion féminine et de l’enfance, Sanaba Kaba, des représentants des partenaires que l’UNICEF, l’Ambassade des Etats-Unis en Guinée et l’UNFPA.

« Engageons-nous pour des vacances sans excision », tel est le slogan prononcé par les autorités guinéennes  pour  réitérer sa détermination à œuvrer dans cette campagne pour la fin de mutilations génitales féminines.  Pour la circonstance, Sanaba Kaba, ministre de l’Action sociale de l’enfance et la promotion féminine, a rappelé qu’en Guinée tout comme dans la plus part des pays de la sous-région, les femmes représentent plus de la moitie de la population totale et aucun programme ne pourra être réalisé sans leur participation. « Il  n’y a pas de participation lorsque les femmes  sont les victimes .La question de violence, plus particulière celle des mutilations génitales féminines est un problème de développement au regard de l’ampleur et des conséquences génitaux dans le pays. La Guinée est l’un des pays ou le taux de prévalence de cette pratique est plus élève au monde et également dans la sous région Ouest africaine mieux , la pratique est rependue dans toutes les régions, dans toutes les ethnies indépendamment de leur appartenance religieuse et géographique», explique-t-elle.

Revenant sur la campagne engagée contre la mutilation génitale en Guinée,  elle a soutenu que sa réalisation permettra d’aborder sans doute les enjeux, notamment culturels, sur le sujet et d’insister sur l’importance de la préservation de l’intégrité physique de la jeune fille. « Tout au long de la campagne, il sera organisé par le Ministère et ses partenaires, des actions de plaidoyer, de sensibilisation et de mobilisation des communautés sur les questions des MGF, des ateliers de renforcement des capacités des acteurs sectoriels et la production d’émissions publiques sur les femmes et les jeunes filles», confie la patronne des Actions sociales.

Face à cette situation, la Coordonnatrice du Système des Nations-Unies, Séraphine Wakana, a fait savoir, qu’en dépit des avancées significatives enregistrées dans la lutte contre ce fléau qui s’est traduit dernièrement par l’adhésion des religieux à participer pleinement à cette lutte, la situation des MGF en Guinée reste préoccupante, avec un taux moyen de prévalence de 97% chez les filles/femmes de 15 à 49 ans.

A son tour, le conseiller politique à l’Ambassade des Etats Unis d’Amérique en Guinée, Régis Prevot a indiqué que  la population guinéenne doit être largement informée que l’abandon de l’excision ne sera pas imposée de l’extérieur et mais plutôt que ce combat nécessite l’implication de tout le monde.

Présidant cette cérémonie de lancement, le Premier ministre, Mamady Youla  a rassuré les partenaires l’engagement du gouvernement guinéen, à inscrire la lutte contre les MGF dans ses priorités. C’est pourquoi ajouté-t-il le gouvernement sera présent dans toutes les actions organisées pour mettre fin à cette pratique. « La Loi L/2000/010/AN du 10 juillet 2000 adoptant et promulguant, la loi portant sur la Santé et la Reproduction, il est précisé en son article 13 que : «sous réserve des dispositions du Code Pénal, les actes attentatoires aux droits en matière de santé sexuelle, seront incriminés et pénalement réprimés ». Des peines sont prévues dans les articles 407 à 409 du Code de l’Enfant Guinéen (Loi L/2008/011/011/AN du 19 août 2008) », rappelle-t-il enfin.

Mouctar Diallo, pour conakryplanete.info

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