Selon le présentateur du rapport et membre de la commission de crise de Mina, Amadou Maïga, le 24 septembre dernier à l’instar des années précédentes, après avoir passé la nuit à Muzdalifa, les pèlerins se dirigèrent vers les jamrat pour lapider le Grand Satan. A l’en croire, chemin faisant il y a eu un grand blocage sur la rue 204 pendant près d’une heure ayant entrainé cette bousculade meurtrière.
« Ce qui devrait arriver arriva. Le Mali comme d’autres pays a enregistré des pertes en vies humaines, des blessés et des disparus. », a relevé M. Maïga. Le 26 septembre 2015 soit 2 jours après l’événement, dira-t-il, une commission de crise composée des représentants des agences de voyages et du gouvernement a été mise sur place. Selon lui, l’objectif principal de cette commission était d’identifier et de recenser les victimes maliennes et de leur fournir l’assistance nécessaire. A cet effet, a dit Amadou Maïga, des équipes mobiles ont été formées pour faire le tour des hôpitaux de Mina et Arafat et des recherches de corps à la morgue de Moayssim. Une tente spéciale a été aménagée à Mina pour accueillir les blessés et les soins ont été fournis par l’encadrement médical des agences. « Le conseil des Maliens d’Arabie Saoudite nous a également assistées à travers leur accompagnement physique, matériel et financier.
Le conseil a mis à notre disposition trois véhicules pour la recherche des disparus. Il a aussi participé à certaines de nos réunions.», a-t-il expliqué. Selon lui, ce travail a permis de fournir les premières statistiques communiquées par le Gouvernement qui a non seulement trainé dans la diffusion de ces données mais aussi n’a pas donné le bilan réel. Ainsi après le départ des responsables de la délégation gouvernementale, a indiqué M. Maïga, les membres des agences se sont réorganisés pour diligenter les procédures de recherche. « Trois sous- commissions furent mises en place. Il s’agit de la sous-commission identification des corps, la sous-commission hôpitaux et la sous-commission administration. Nous avons également créé une page Facebook dénommée crisemina Mali. », a-t-il dit. Avant de noter que ces différentes sous-commissions se sont attelées à recouper des informations afin de recueillir un bilan des victimes du Mali qui est aujourd’hui de : 308 décès, 64 disparus et 3 blessés hospitalisés entre le 24 septembre et le 28 octobre 2015.
Le Républicain