Le torchon brûle entre des superviseurs des opérations d’enrôlement des électeurs et l’opérateur technique local HERMES recruté par la CENI pour former lesdits superviseurs.

Les superviseurs accusent cet opérateur de violer un contrat qui les lie. Dans ce contrat, il est prévu l’achat de motos pour les superviseurs pour faciliter leur déplacement dans leurs zones d’affectation et chaque superviseur doit payer 30% du prix de la moto pour qu’elle lui revienne après les opérations.

Selon un des superviseurs, contacté par notre rédaction, HERMES a changé le type de moto convenu dans le contrat en achetant des motos moins chères et moins solides.

« Lors de notre formation à Conakry, ils nous ont fait comprendre que les superviseurs auront droit à une moto. Ils nous ont fait la description de la moto. Après la formation, on a signé un contrat et dans ce contrat, on nous a fait comprendre qu’après l’enrôlement, si l’agent a besoin de la moto, il paie les 30%. Si l’agent ne veut pas de la moto, son argent lui sera restitué seulement si la moto n’est pas endommagée mais si elle est endommagée, il ne pourra pas rendre la moto, donc c’est ce qui est dans le contrat. Dans ce même contrat, il est mentionné que les 30% que nous devons payer, équivaut à deux millions deux cent cinquante mille francs guinéens. Et si nous faisons les 100% de cette somme, nous aurons 7 millions 500 mille francs guinéens. C’est ce qui veut dire que c’est une moto TVS qu’on doit avoir et lors de la formation aussi, les photos qu’ils ont montrées, ce sont des motos TVS », a dit ce superviseur qui a préféré garder l’anonymat.

« Une fois sur le terrain, alors que nous sommes prêts à travailler, on nous fait comprendre que les motos qui sont venues, sont des motos Baotian qui coûtent environs 4 millions. Donc si on prend ces motos et avec les 30% qu’on a déjà payés, les bailleurs n’ont pas beaucoup à payer. Le problème est que ces motos ne sont pas garanties et ça ne relève pas des normes de motos conventionnées dans le contrat », a-t-il ajouté.

Plus loin, ce superviseur indique que les opérations d’enrôlement des électeurs au compte des législatives ne démarreront pas tant que leurs revendications ne sont pas respectées.

« Donc nous superviseurs sur toutes l’étendue du territoire national, rejetons en bloc ces motos Baotian. Nous sommes prêts à aller travailler si les contrats sont respectés. Donc il y aura un glissement de calendrier des opérations d’enrôlement tant que nos revendications ne sont pas satisfaites », a-t-il dit.

Côté responsables locaux de la CENI, pas de commentaires.

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